Le Canigó... petit à petit...

 

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... vers le Col de Jou...
... vers le Col de Jou...

Où tu vas prendre conscience de ce qui t’attend…

 

               Le départ, moment intense, libère les énergies qui seront très vite soumises à rude épreuve, dès la sortie du Parc animalier de Casteil, lors de la terrible montée du Col de Jou (’’Jou’’ signifiait autrefois ‘’col ‘’, tu es donc au ‘’col du col ‘’, curieux non ?), premier point de contrôle-ravitaillement.     

               Tout en grignotant tu apercevras, au Nord, le sommet de la Tour de Goa (du latin gaudius : joyeux), à visiter… une autre fois évidemment, sauf pour ceux qui ont choisi le circuit court (mais costaud!) de la Toru de Goa.

              Les mollets en ont déjà pris un sacré coup ; tu penses avoir une bonne idée de ce qui t’attend, pourtant le plus dur reste à faire.

Maurice Parxès dans ses oeuvres. Vainqueur de l'édition de 1982 il a participé à toutes les éditions depuis cette date...
Arrivée à Marialles

.. où l’espoir renaît…  

 

               Sentier et piste dans une forêt de pins et de sapins t’emmèneront ensuite jusqu’à la Jaça de Marialles (où les bestiaux viennent ‘’faire la  méridienne‘’, c’est-à-dire la sieste au milieu du jour… tu sais, la sieste dans le Midi c’est sacré, même pour les animaux !)

               Marialles, Marialles, 2ème ravitaillement ; tu y as grimpé normalement.

               1/4 du parcours est derrière toi, bois et mange, tu vas en avoir besoin, et pendant ce temps, prends le temps d’apprécier la beauté du lieu ; à ta gauche ‘’El Roc dels Isards ‘’, lieu d’escalade, à main droite, le Pic des Sept Hommes (el Pic de set-homes) référence à la  légende du même nom que tu connais probablement (ah non ?), plus à droite encore le Pla Guillem (donc au Sud) et au-delà Prats de Mollo, Amélie-les-Bains… .

               Allez, direction le Refuge Arago, célèbre savant roussillonnais, statufié à Perpignan, au centre de la Place…Arago, d’où il nous indique de son bras tendu le…Canigó (of course).

 

La Cabane Arago
La Cabane Arago

… mais ne fais pas l’erreur de croire que c’est fini…

 

               Une petite descente t’emmènera au fond de la vallée et, là, prends garde à ne pas te mouiller les pieds en traversant les ruisseaux sur les cailloux.

               La montée vers la Cabane Arago, plus accessible, permet une petite foulée-course… attention cependant au ravin qui t’attend en cas de chute

               Au Refuge Arago (tu es maintenant sur la rive droite du Cadi, du latin ‘’marmite ‘’ en raison des nombreuses marmites creusées dans le rocher par le torrent) retourne-toi : en face les montagnes sont imposantes : cirque de Bassibès (les ‘’bacivers ‘’  gardiens de troupeaux transhumants) et au Sud-Est, le Puig dels tres Vents (en réalité   ‘’tres bans ‘’, trois faces, transformé en trois… vents ??).

 

 

... parfpois appelés les Plats (tu parles !!) de Cady
Les Plans de Cady

… parce qu’à  partir de là… 

 

               Au-delà d’Arago, direction le Pic. Le chemin, pénible, débouche sur la pelouse des Plans(inclinés) de Cady ; portion qui te paraîtra interminable et qui t’emmènera au pied de la ‘’ Bête ‘’.

               J'espère que tu suis bien depuis le départ l’itinéraire balisé, cela te permettra, notamment, de ne pas écraser inutilement les belles plantes qui parsèment le sol ; Gentiane de Koch (et oui, celui du bacille de la tuberculose), à grandes clochettes dressées, Vélar (Crucifère à fleurs jaunes), Linaire alpine, une gueule de loup à fleurs bleues à violettes et à palais orangé, veiné de violet (c’est joliment dépeint non ?  … bon, d’accord,  tu n’auras peut-être pas le cœur à cueillir des marguerites, mais ça valait le coup d’en parler, non ?

               A cette altitude ne t’étonne pas de ‘’flotter ‘’ un peu, c’est le manque d’oxygène, rien de bien méchant ( pour certains c’est plutôt le vin chaud de la veille, mais c’est une toute   autre histoire qui ne concerne que les membres de   l’organisation…  pas tous, faut pas croire… ).

               A ‘’Font nostra ’’ dernière source ; ouvre l’œil, isards, chocards à bec jaune, marmottes vivent en ces lieux... il y aura même des chances qu'on t'y appelle par ton prénom…(les organisateurs, pas les marmottes !)

...délire non ??... 

 

... au bout, le Pic du Canigo !
Entrée dans la Cheminée

... tu verras qu’on est vraiment  en montagne.

 

               Le kilomètre qui suit te fera grimper de 400m (tu parles d'un kilomètre vertical !!) par un sentier tracé dans les éboulis qui se termine par un escalier aux marches de géant, ‘’la Cheminée‘’. Pas de panique ! C’est plus impressionnant que dangereux (déconseillé cependant aux personnes ayant le vertige) et tu seras étonné d’être au sommet plus vite que prévu. 

               Là, tu es au Pic du Canigó, montagne sacrée des Catalans, habitée par des fées, sorcières et autres dragons terrifiants qu’il vaut mieux ne pas déranger...

 

  ...tu me crois pas ? …  fais gaffe quand même…

 

... point de vuez époustouflant depuis la Chaîne des Pyrénnées jusqu'à la Méditerranée

… Au Pic, c’est l’apothéose …

 

               ..prends le temps d’admirer le panorama (on peut voir le Canigó depuis Marseille à certaines périodes), arrête de douter de ce que je te dis et pense plutôt à toucher la Croix, c’est la tradition ; puis ne t’éternise pas, il fait froid et il faut laisser la place à ceux qui arrivent.

 

               Il va maintenant falloir avaler la descente, et j’espère pour toi que tu auras eu la sagesse d’en avoir gardé un peu ( beaucoup ? ) sous la semelle parce qu’à partir de là commence un autre Canigó qui pourrait vite devenir un véritable... Chemin de Croix… .  

 

 

Et maintenant que tu es en haut, il va falloir redescendre !!!

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